Nous restons toujours sur la scène du Fort pour cette fois repartir avec le groupe rock new-yorkais Bodega. Ils démarrent leur set avec “Thrown”, les têtes bougent, les corps se laissent porter par leur rock tonitruant. Bodega fait l’unanimité, jusqu’aux chèvres du Fort de Saint-Père qui elles aussi semblent conquises. Les titres sont forts, les titres sont rock, le groupe s’amusera même à offrir un petit hymne avec les festivaliers qui reprendront tous en chœur “La route du rock” sous un soleil couchant.

Barber Shop Quartet Le Nouveau

Une parenthèse enchantée synthétisée par des laboratoires pharmaceutiques clandestins. Le groupe de Stockholm aime le dancefloor et joue un post punk hargneux sur une ligne de basse infatigable et mis en ondulation par un saxo fou. Concert / Malgr� un nom pas terrible et une absence d’albums pour l’instant, les Su�dois de Viagra Boys s’imposent d�j� comme une r�f�rence courue de l’esth�tique post-punk. Un jour après leur concert à Stockholm Fields, The Hives assurera la première partie de Bloc Party au Crystal Palace Park de Londres, aux côtés de Friendly Fires, The Mysterines et Connie Constance – vous pouvez trouver des billets ici.

Viagra Boys – Cave World : « Ils sont en train de s’entretuer, ici… ! »

  • Heureusement, le soleil tape et nous fait transpirer les excès à grosses gouttes, nous réhabilitant progressivement à la vie et créant un périmètre de no man’s land autour de nous, particulièrement confortable.
  • À cette occasion, ils nous dévoilent leurs coups (musicaux) du moment.
  • Probl�me, il ne se passe rien entre lui et la jeune femme et les effets de l’hypervascularisation provoqu�e pour le viagra lui font les oreilles violettes pendant plusieurs heures.
  • En formation power-trio, Tamar Aphek évoque certaines figures rock arty comme PJ Harvey, ou Anika d’Exploded View.
  • Les festivaliers affluent pour voir le groupe jouer ses meilleurs titres, à la fois rock et pop et country.

Les portes du fort s’ouvrent, et 30 minutes après, le groupe Sorry dans un style indie-rock attaque son set sous un soleil bien présent ce qui rassure les festivaliers. A ce stade, il devrait déjà être en transe et exhiber les tatouages qui lui mangent le haut du corps. Rien à voir avec un coup marketing pour son tattoo shop, c’est juste beaucoup plus confortable « avec trois millions de watts pointés sur moi », justifie-t-il. Au bout de quelques élucubrations brumeuses où l’on croise pêle-mêle teckels, joints fumés tôt le matin, filles et garçons nus qui dansent sur la plage, il lâche un « sports » bien gras, qui semble tomber comme un galet dans la boue, et finit par éructer littéralement en s’accrochant au filet. « C’est le meilleur nouveau groupe qu’on ait entendu cette année. Les sept acolytes du groupe post-punk de Stockholm Viagra Boys feront escale au Havre ce samedi 23 octobre pour le Ouest Park Festival.

« Grand Tour » de Miguel Gomes : à la poursuite du fiancé en fuite

Puis direction la grande scène, pour accueillir les américains de Yo La Tengo. Les festivaliers affluent pour voir le groupe jouer ses meilleurs titres, à la fois rock et pop et country. Les compositions s’enchaînent avec quelques ballades par-ci par-là que le public chantonne, avec une météo bien clémente aujourd’hui encore. Un petit bonjour en français d’Anton au public et c’est parti pour le premier titre “#1 Lucky Kitty”, ballade psychédélique rock telle que seul le BJM sait les faire. Le groupe de San Francisco semble décontracté, mais s’avère tout de même être une machine bien huilée, alimentée par des titres efficaces, issus pour la plupart de leurs derniers albums. Bien évidemment, le titre phare “Anemone” qui a fait les grandes heures du groupe figure sur la setlist du jour dont “The Mother of all fuckers” sera le dernier titre, clôturant ainsi un superbe concert dont on aurait aimé qu’il dure encore.

“Nosferatu”, “Joli joli”, “Sonic 3”… Voici les sorties de la semaine !

La tête d’affiche du soir fait une entrée en scène remarquable, pleine de majesté ; le culte de la personnalité fonctionne toujours aussi bien. Pendant ce temps, le troisième larron abat un travail de titan en prenant à son compte le reste des fréquences, balance basses, guitares et séquenceurs pousse-au-cul comme un petit magicien. C’est pourtant pas faute d’avoir tenté de diluer la migraine nauséeuse dans la piscine du camping, où l’on barbotait avec les autres groupes de rock de Marseille, les Glitch, Technopolice, Liquid Jane, Tense Of Fools ou Avenoir, bref, ceux qui alimenteront les affiches des Pointus du turfu. Heureusement, le soleil tape et nous fait transpirer les excès à grosses gouttes, nous réhabilitant progressivement à la vie et créant un périmètre de no man’s land autour de nous, particulièrement confortable.

Tout cela se fait dans la bonne humeur et constitue une façon de promouvoir leur spectacle au Stockholm Fields Festival ce week-end (6 juillet). Aujourd’hui, Sebastian Murphy et son gang suédois ont publié la vidéo d’un nouvel extrait, Troglodyte. Mettez à jour vos préférences et ne manquez plus aucune news, bons plans et offres spéciales d’Infoconcert. A peine 6 mois après leur concert mémorable à l’Elysee Montmartre, Viagra Boys investit le Bataclan. Arrivé très tôt par un froid polaire, je me retrouve premier dans la file, et donc fort logiquement une fois à l’intérieur au centre contre la barrière, résolu à vivre ce concert à 100%.

La loose et l’auto-ironie, le groupe suédois en a fait sa marque de fabrique 1. Post-punk de camping, disco frelaté, électro tourné à l’aigre. Avec Sebastian Murphy en tête de gondole, crooner américano-suédois déjanté et tatoueur de son état. Ventre à l’air et lunettes noires, tous tatouages dehors, il promène son personnage de loser noctambule, éructe une soul rauque et titubante qui rappelle parfois les périodes les plus expérimentales des Clash et se précipite dans l’eau à plusieurs reprises durant le set.

Viagra Boys + As a New Revolt

Le groupe ne fait pas dans la demi-mesure et sa chanteuse impressionne. L’énergie dans le refrain de la chanson « Hertz » est incroyable. Mais là où l’on craignait l’annulation de la date suite au décès du guitariste fondateur des Viagra Boys, Benjamin Vallé, il n’en sera rien. Celui-ci avait certes participé aux premiers albums de la formation mais l’avait quitté (sans explication particulière) avant la sortie de Welfare Jazz.